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les homosexuels et les trans dans le music hall

publié le 2 janv. 2014 à 01:38 par LGBT PACA
Le samedi 18 janvier prochain (15h-17h), l'association Mémoire des Sexualités a le plaisir de vous inviter à un débat public qui se tiendra à la Cité des associations (93 la Canebière à Marseille) sur le thème Les homosexuels et les trans dans le music hall.

C’est à la fois un retour sur les grandes heures du music hall à Marseille et un parcours sur lac place des homos et des trans sur le music-hall en général. En présence d'Hélène Hazéra, ancienne du FHAR et journaliste à France Culture, et de deux spécialistes de la chanson et du music-hall : Pierre Echinard (historien, membre de l’académie de Marseille) et Jacques Bonnadier (journaliste et écrivain).


Impossible d'écrire l'histoire du café concert et du Music Hall en France sans que Marseille y ait une place d'importance. Non seulement le Marseille de la Belle Epoque est la capitale d'un genre quasiment éteint, la grande pantomime, non seulement Marseille et sa région ont ses artistes propres, qu'ils montent à Paris ou non, comme Scotto le plus fécond compositeur de chanson de la première partie du 20ème siècle. Mais, dans les autobiographies d'artistes, le passage - ô combien redouté - à l'Alcazar de Marseille, est une date importante. Dans ses mémoires Maurice Chevalier explique que Marseille c'est l'accès aux salles de toute la province.

Le caf'conc', le music-hall sont des espaces où ce qui n'est pas possible ailleurs est possible. Le Toulonnais Mayol, au début du siècle impose avec son formidable talent son efféminement et ses petits cris. Suzy Solidor campe un personnage ouvertement lesbien... Et Coccinelle passera à l'Alcazar.  La vitalité et l'exubérance des chansons de music-hall ont marqué la culture populaire de l'entre-deux guerres, les homosexuel-l-es et les trans (travestis, transsexuels, transgenres) y ont occupé une place de choix à une époque où l'homosexualité n'était pas trop stigmatisée en tant que telle, en particulier dans les métiers du spectacle.  Cette dimension est méconnue. Elle mérite d'émerger de l'anonymat et de la discrétion car elle a apporté indéniablement une dimension particulière au music-hall, et l'a enrichi de façon significative. Des noms illustres marquent cette dimension méconnue, Mayol bien sûr mais aussi Réda Caire (cet égyptien né Youssef Gandhour a été une idole de Marseille la Macho), Charles Trenet, Jean Tranchant, Jean Sablon, sans oublier les grandes lesbiennes de la chanson, Damia, Dany Dauberson, Nicole Louvier, ou - pour citer une Marseillaise - la Palma et ses cheveux gominés.

Nous donnons la parole à une grande amoureuse de la chanson (et de la chanson marseillaise), Hélène Hazera, qui produit sur France Culture l'émission "chanson Boum" dévolue à la chanson francophone.

Nous invitons aussi de grands spécialistes de la chanson, marseillaise en particulier, qui nous ferons le plaisir d'être présents dans la salle.

L'association Mémoire des Sexualités vous invite à rencontrer :
Madame Hélène Hazera
Journaliste à France Culture
Samedi 18 Janvier 2014
15h (salle Phocea) à la Cité des Associations 93 la Canebière, 13001

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